Friedhelm Hummel (EPFL) co-lauréat du Prix scientifique Leenaards 2026 dans l’arc lémanique; améliore l’orientation spatiale via stimulation non-invasive
Friedhelm Hummel, co-lauréat du Prix scientifique Leenaards 2026 - EPFL
Friedhelm Hummel, co-lauréat du Prix scientifique Leenaards 2026
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L’équipe lauréate menée par Elena Beanato des HUG, avec Friedhelm Hummel (EPFL), au centre, et Pierre Mégevand (HUG). © Noxediem
Le professeur de l’EPFL collabore à l’un des deux projets lauréats qui vise à restaurer les fonctions cognitives par la stimulation électrique sans chirurgie.
Deux groupes de recherche de l’arc lémanique ont reçu mercredi 29 avril le Prix scientifique Leenaards 2026, d’un montant total de près de 1,4 million de francs. L’un des projets vise à réduire l’impact du virus de l’hépatite E. L’autre, auquel appartient le professeur de l’EPFL Friedhelm Hummel, expert international en neurosciences et réadaptation neurologique, cherche à restaurer les fonctions cognitives par la stimulation électrique.
La navigation spatiale peut être durablement altérée à la suite d’un traumatisme crânien, même léger (commotion), ou dans certains cas d’épilepsie. Sans cette fonction essentielle du cerveau, les personnes concernées perdent souvent leurs capacités d’orientation à court ou plus long terme. Parmi les cas de traumatismes crâniens légers à modérés (dans 80% des situations), près de 15% des personnes présentent des troubles persistants à plus de six mois. Elles peuvent alors signaler des difficultés de mémorisation spatiale, de repérage ou des désorientations. « Des gestes simples comme se repérer dans une ville, retrouver son chemin ou mémoriser des trajets pourtant familiers deviennent alors difficiles à réaliser », explique Elena Beanato, cheffe de projet à la Consultation de santé cérébrale et mentale des HUG, qui mène le second projet lauréat en collaboration avec Friedhelm Hummel, directeur duHummel Labde l’EPFL, et professeur associé à la Faculté de médecine de l’UNIGE, et Pierre Mégevand, neurologue aux HUG et chercheur au Human Neuron Lab de la Faculté de médecine de l’UNIGE.
Se repérer à nouveau grâce à la stimulation cérébrale non-invasive
À l’heure actuelle, les traitements disponibles restent cependant limités. Pour remédier à cette situation, Elena Beanato pilote une équipe transdisciplinaire afin d’explorer une approche innovante: stimuler des régions profondes du cerveau sans recourir à la chirurgie invasive. La technologie utilisée pour y parvenir est la stimulation transcrânienne à interférence temporelle. Elle repose sur deux courants électriques à haute fréquence appliqués à la surface de la tête. «Là où leurs champs se croisent, une modulation se crée en profondeur et peut influencer l’activité des neurones de manière ciblée, notamment dans l’hippocampe, une région clé pour la mémoire et l’orientation », détaille Elena Beanato.
Pour comprendre précisément l’effet de cette stimulation, les scientifiques collaborent avec des patientes et patients souffrant d’épilepsie implantés avec des électrodes intracrâniennes dans le cadre de leur traitement. Dans une seconde phase, la méthode est testée chez des personnes ayant subi un traumatisme crânien. En recourant à des environnements immersifs en réalité virtuelle, les scientifiques évaluent leur capacité à s’orienter et à se déplacer, avant et après la stimulation. « Nos premiers tests semblent confirmer que, grâce à la stimulation électrique, nos patients améliorent leurs capacités à se repérer dans l’espace. À terme, nous espérons pouvoir développer des stratégies de réhabilitation et proposer de nouvelles approches thérapeutiques », explique Friedhelm Hummel.
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Deux groupes de recherche de l’arc lémanique ont reçu mercredi 29 avril le Prix scientifique Leenaards 2026, d’un montant total de près de 1,4 million de francs. L’un des projets vise à réduire l’impact du virus de l’hépatite E. L’autre, auquel appartient le professeur de l’EPFL Friedhelm Hummel, expert international en neurosciences et réadaptation neurologique, cherche à restaurer les fonctions cognitives par la stimulation électrique.La navigation spatiale peut être durablement altérée à la suite d’un traumatisme crânien, même léger (commotion), ou dans certains cas d’épilepsie. Sans cette fonction essentielle du cerveau, les personnes concernées perdent souvent leurs capacités d’orientation à court ou plus long terme. Parmi les cas de traumatismes crâniens légers à modérés (dans 80% des situations), près de 15% des personnes présentent des troubles persistants à plus de six mois. Elles peuvent alors signaler des difficultés de mémorisation spatiale, de repérage ou des désorientations. « Des gestes simples comme se repérer dans une ville, retrouver son chemin ou mémoriser des trajets pourtant familiers deviennent alors difficiles à réaliser », explique Elena Beanato, cheffe de projet à la Consultation de santé cérébrale et mentale des HUG, qui mène le second projet lauréat en collaboration avec Friedhelm Hummel, directeur duHummel Labde l’EPFL, et professeur associé à la Faculté de médecine de l’UNIGE, et Pierre Mégevand, neurologue aux HUG et chercheur au Human Neuron Lab de la Faculté de médecine de l’UNIGE.Se repérer à nouveau grâce à la stimulation cérébrale non-invasiveÀ l’heure actuelle, les traitements disponibles restent cependant limités. Pour remédier à cette situation, Elena Beanato pilote une équipe transdisciplinaire afin d’explorer une approche innovante: stimuler des régions profondes du cerveau sans recourir à la chirurgie invasive. La technologie utilisée pour y parvenir est la stimulation transcrânienne à interférence temporelle. Elle repose sur deux courants électriques à haute fréquence appliqués à la surface de la tête. «Là où leurs champs se croisent, une modulation se crée en profondeur et peut influencer l’activité des neurones de manière ciblée, notamment dans l’hippocampe, une région clé pour la mémoire et l’orientation », détaille Elena Beanato.Pour comprendre précisément l’effet de cette stimulation, les scientifiques collaborent avec des patientes et patients souffrant d’épilepsie implantés avec des électrodes intracrâniennes dans le cadre de leur traitement. Dans une seconde phase, la méthode est testée chez des personnes ayant subi un traumatisme crânien. En recourant à des environnements immersifs en réalité virtuelle, les scientifiques évaluent leur capacité à s’orienter et à se déplacer, avant et après la stimulation. « Nos premiers tests semblent confirmer que, grâce à la stimulation électrique, nos patients améliorent leurs capacités à se repérer dans l’espace. À terme, nous espérons pouvoir développer des stratégies de réhabilitation et proposer de nouvelles approches thérapeutiques », explique Friedhelm Hummel.Plus d’information surPrix scientifiques Leenaards 2026