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title: "MSF déploie des équipes dans plus de 70 pays; causant 1 981 morts en 2025"
sdDatePublished: "2026-05-04T10:09:00Z"
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MSF déploie des équipes dans plus de 70 pays; causant 1 981 morts en 2025

Attaques contre les soins de santé : le personnel médical mérite mieux que des paroles vides

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Attaques contre les soins de santé : le personnel médical mérite mieux que des paroles vides

MSF déploie des équipes dans plus de 70 pays à travers le monde, notamment dans le territoire palestinien occupé, au Liban, en Ukraine, au Soudan et au Myanmar, ainsi que dans d’autres zones de conflit et de guerre. Au cours de la dernière décennie, 21 membres du personnel de MSF ont été tués dans 15 incidents alors qu’ils exerçaient leurs fonctions. Rien qu’en 2025, le Système de surveillance des attaques contre les soins de santé de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recensé 1 348 attaques contre des structures médicales, ayant causé la mort de 1 981 personnes.

Ce qui était autrefois considéré comme exceptionnel est désormais devenu courant. Nous observons un mépris flagrant pour la protection de la mission médicale dans les pays en guerre. Les États qui se sont engagés à protéger les soins de santé en 2016 doivent cesser de se cacher derrière des excuses et des renvois de responsabilité, et agir.

Au cours des dix dernières années, les attaques contre les soins de santé ont pris des formes multiples : bombardements d’hôpitaux en Syrie et au Yémen, tirs d’artillerie sur des hôpitaux en Ukraine et dans le territoire palestinien occupé, frappes de drones contre un hôpital au Myanmar, ou encore attaques visant des ambulances clairement identifiées au Cameroun, en Haïti et au Liban. Les États responsables ont souvent nié les faits, invoqué une erreur ou affirmé une perte de protection sans preuve. Les personnels de santé sont également de plus en plus souvent considérés comme suspects plutôt que protégés.

Les conséquences immédiates de ces attaques sont les blessures et les pertes en vies humaines. À plus long terme, elles privent souvent les communautés de soins vitaux, faute de reconstruction des infrastructures de santé ou en raison de la suspension des activités des organisations humanitaires pour des raisons de sécurité. En 2025, les équipes de MSF au Soudan ont réalisé près de 850 000 consultations externes, admis près de 95 600 patients à l’hôpital et assisté près de 29 000 accouchements. À Gaza, sur la même période, elles ont effectué 913 000 consultations externes, admis près de 54 000 patients et assuré 89 800 séances de santé mentale. En Ukraine en 2025, les ambulances de MSF ont référé 10 700 patients, dont 60 % souffraient de blessures liées à la guerre, les équipes ont réalisé 45 300 consultations externes en clinique mobile et 9 750 séances de kinésithérapie. Lorsque les infrastructures de santé sont endommagées ou détruites, et que les populations n’osent plus quitter leur domicile pour se soigner, ce sont les communautés qui en paient le prix.

Les soins médicaux en contexte de conflit sont gravement menacés, les attaques contre les soignants et les infrastructures de santé fonctionnelles ayant été observées dans presque tous les conflits de la dernière décennie. MSF exige que les États respectent leurs obligations et leurs engagements au titre de la Résolution 2286 afin de renforcer la protection et la redevabilité. La protection dont nous et nos patients bénéficions en vertu du droit international humanitaire doit se traduire par des actes, et pas seulement par des mots.

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