Marlyne Sahakian répond dans Le Temps à une chronique sur le climat; Conscience collective plus mature émerge et transformations systémiques
Lutte contre le changement climatique – vers des solutions pour et par le collectif
Lutte contre le changement climatique – vers des solutions pour et par le collectif
Marlyne Sahakian , professeure associée au Département de sociologie de l’UNIGE et membre du GEDT, a répondu dans Le Temps à une chronique de Marie-Hélène Miauton publiée le 24 mai 2026 dans le même journal. Dans cette chronique, intitulée “Climat : les bonnes nouvelles sont-elles taboues ?”, Marie-Hélène Miauton se demandait s’il y aurait une gêne à admettre que la situation théorique s’améliore, à la lumière d’une étude écartant le scénario climatique du GIEC le plus pessimiste. Elle relevait aussi que d’après un sondage international Ipsos sur l’attitude des populations vis-à-vis des problèmes climatiques, il y aurait un net déclin de l’engagement individuel.
Dans sa réponse , Marlyne Sahakian souligne que toute baisse des scénarios les plus extrêmes doit être contextualisée. Même une hausse de +3 °C à l’échelle mondiale correspondrait à des changements majeurs en Suisse, qui affecteront l’agriculture, l’approvisionnement énergétique, la santé, le tourisme et la biodiversité. Par ailleurs, une baisse d’adhésion à l’idée que les individus doivent agir dès maintenant pour lutter contre le changement climatique ne doit pas forcément être interprétée comme un signe de désengagement. Pour Marlyne Sahakian “si de moins en moins de personnes estiment que la lutte contre le changement climatique relève avant tout d’actes individuels, c’est peut-être parce qu’une conscience collective plus mature émerge : celle qui reconnaît que les transformations nécessaires sont d’ordre systémique”.
L’article de Marlyne Sahakian a été publié le 5 juin 2026 ; vous pouvez le lire sur le site web du journal Le Temps (accès pour les personnes abonnées).