---
title: "Conseil national décide en Suisse que les salaires minimaux des CCT dfo priment sur les minima cantonaux; aucune baisse de salaire"
sdDatePublished: "2026-06-17T15:04:00Z"
source: "https://gastrosuisse.ch/fr/federation/positionen/cafe-federal/cafe-federal-quand-chacun-fait-sa-cuisine-dans-son-coin"
topics:
  - name: "labour relations"
    identifier: "medtop:20000524"
  - name: "employment legislation"
    identifier: "medtop:20000521"
  - name: "wages and benefits"
    identifier: "medtop:20000518"
  - name: "labour market"
    identifier: "medtop:20000523"
  - name: "restaurant and catering"
    identifier: "medtop:20000335"
locations:
  - "Switzerland"
---


Conseil national décide en Suisse que les salaires minimaux des CCT dfo priment sur les minima cantonaux; aucune baisse de salaire

Café Fédéral: Quand chacun fait sa cuisine dans son coin

Quand chacun fait sa cuisine dans son coin

Quiconque a déjà vu l’intérieur d’une cuisine professionnelle sait qu’elle fonctionne uniquement si tout le monde suit le plan établi. On peut certes débattre pour savoir où il faut rectifier l’assaisonnement. Mais si chaque cuisinier fait sa propre cuisine dans son coin, c’est l’anarchie.

C’est ce qui m’est venu à l’esprit lorsque le Conseil national a décidé d’accorder la primauté aux salaires minimaux des conventions collectives de travail déclarées de force obligatoire (CCT dfo) sur les salaires minimaux cantonaux. Contrairement à certaines affirmations, cette décision ne vise pas les salaires minimaux cantonaux et n’entraîne aucune baisse de salaire. Les cantons pourront continuer à fixer des salaires minimaux, et personne ne gagnera moins avec la nouvelle réglementation.

Alors, de quoi s’agit-il? La modification législative garantit la compatibilité entre les salaires minimaux cantonaux et le partenariat social. L’adoption de salaires minimaux à l’échelle communale montre qu’une intervention est désormais indispensable. Pourrait-on imaginer que chaque canton introduise ses propres règles de circulation? Personne n’y verrait un progrès. Le même risque de fragmentation menace aujourd’hui les conditions de travail. Elles dépendent donc toujours plus des majorités politiques.

Le Parlement a renforcé le rôle du partenariat social, tout en reconnaissant que les cantons conservaient le droit de fixer des salaires minimaux. Il crée ainsi un équilibre raisonnable. Le partenariat social demeure un instrument central pour réguler les conditions de travail. C’est une formule qui a fait ses preuves. Employeurs et syndicats négocient ensemble des solutions qui tiennent compte des spécificités de chaque branche. Il est d’autant plus surprenant de voir les syndicats s’opposer au renforcement de conventions qu’ils ont eux-mêmes négociées.

Pour moi, pas de mystère: en cuisine comme ailleurs, le succès repose sur une recette commune. Pour être florissant, le marché du travail doit pouvoir s’appuyer sur des règles fiables et unifiées.