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title: "Équipe MICROBS de l’EPFL propulse micro-drones par le son à l’EPFL; sans actionneurs ni composants électroniques embarqués"
sdDatePublished: "2026-08-14T07:09:00Z"
source: "https://actu.epfl.ch/news/de-minuscules-drones-sont-propulses-par-le-son/"
topics:
  - name: "scientific innovation"
    identifier: "medtop:20000736"
  - name: "technology and engineering"
    identifier: "medtop:20000756"
  - name: "aerospace engineering"
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  - name: "artificial intelligence"
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locations:
  - "Lausanne"
  - "Switzerland"
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Équipe MICROBS de l’EPFL propulse micro-drones par le son à l’EPFL; sans actionneurs ni composants électroniques embarqués

De minuscules drones sont propulsés par le son - EPFL

De minuscules drones sont propulsés par le son

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Les « micro-drones » du Laboratoire MICROBS. 2026 EPFL

Une équipe de l’EPFL a conçu des cavités acoustiques qui transforment les ondes sonores en poussée. Elles permettent de propulser de petits robots et des véhicules aériens ultralégers sans actionneurs ni composants électroniques embarqués.

Lorsque vous soufflez de l’air sur le goulot d’une bouteille, vous ne produisez pas seulement une note surprenante : vous provoquez aussi un phénomène appelé «résonance de Helmholtz». Celui-ci se produit lorsque le flux d’air passant par une ouverture fait osciller d’avant en arrière l’air emprisonné à l’intérieur d’une cavité (comme une bouteille en verre). À certaines fréquences, ces oscillations s’amplifient considérablement, produisant ce bourdonnement familier.

Une équipe du Laboratoire de systèmes MicroBioRobotic (MICROBS), de la Faculté des sciences et techniques de l’ingénieur de l’EPFL, a exploité les principes physiques sous-jacents à ce phénomène pour construire des structures creuses qui fonctionnent comme des machines miniatures propulsées par le son. Cette innovation a été publiée dans Science Advances .

« Au lieu de déplacer des dispositifs à l’aide d’ondes sonores, nous avons créé des résonateurs acoustiques réglés pour exploiter le son à des fréquences spécifiques afin de générer une poussée directionnelle et un mouvement contrôlé, explique Selman Sakar, directeur du laboratoire. Nos travaux démontrent qu’il est possible de transformer une pièce mécanique simple, mais intelligemment conçue, en matière robotique. »

Alors que les tentatives précédentes utilisaient les ondes sonores pour faire léviter des objets passifs dans les airs, l’équipe de l’EPFL a conçu des dispositifs qui convertissent le son en une force de propulsion propre. Son innovation réside dans la fabrication de structures creuses rondes ou en forme de cloche, appelées cavités.

Lorsque les ondes sonores font vibrer l’air à l’intérieur de ces cavités, l’air oscillant est expulsé sous forme de jet concentré, tandis que le flux d’air entrant est plus diffus. Ce déséquilibre génère une poussée capable de propulser de petits véhicules. Ces cavités à propulsion sonore peuvent être fabriquées à partir de divers matériaux, notamment des plastiques utilisés en impression 3D, des polymères de type caoutchouc et du verre.

L’équipe a construit des bateaux miniatures, à l’échelle du centimètre, dotés de trois cavités au maximum, chacune réglée sur une fréquence audible différente et placée de manière à pousser le bateau dans une direction particulière. En modifiant la fréquence des ondes sonores émises par un haut-parleur, les chercheuses et chercheurs ont pu activer de manière sélective différentes cavités pour déplacer les bateaux, les faire contourner des obstacles et même les programmer pour une navigation autonome.

Grâce à une technique de nano-impression 3D, l’équipe a construit des « micro-drones »: des véhicules volants ultralégers dotés de trois cavités microscopiques intégrées directement dans leurs structures polymères. Contrairement aux bateaux, les micro-drones étaient propulsés à des fréquences ultrasoniques inaudibles pour l’oreille humaine. Un modèle pesant à peine 150 microgrammes utilisait ses cavités pour générer une poussée directe vers le haut, à la manière d’une fusée. Un autre micro-drone combinait les cavités avec de minuscules pales, tournant à des vitesses pouvant atteindre 13 000 tours par minute, afin de générer une portance aérodynamique stable, similaire à celle d’un hélicoptère.

Vers une robotique sensible au son

Comme ces dispositifs reposent sur des cavités creuses plutôt que sur des moteurs, des engrenages ou des composants magnétiques, ils peuvent devenir extrêmement petits et légers grâce à diverses méthodes d’impression 3D.

« Notre concept est compatible avec une miniaturisation encore plus poussée, permettant des conceptions avancées qui repoussent les limites de la robotique et de l’aéronautique », explique Junsun Hwang, premier auteur et doctorant au MICROBS.

Selman Sakar ajoute qu’à l’avenir, plusieurs structures sensibles au son pourraient être intégrées dans un seul dispositif flexible, chacune réagissant à une fréquence sonore différente. « Cela permettrait à des parties spécifiques du dispositif de bouger, de se courber ou de vibrer, ce qui pourrait déboucher sur des dispositifs robotiques aérodynamiques capables de changer de forme en réponse au son », précise-t-il.

Junsun Hwang a bénéficié du soutien financier d’une Bourse d’excellence de la Confédération suisse (numéro ESKAS : 2023.0206).

Junsun Hwang et al., Acoustic resonators as wireless actuators in air for small-scale robots.Sci. Adv.12,eaef5620(2026).DOI: 10.1126

Source: Sciences et techniques de l'ingénieur | STI

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Lorsque vous soufflez de l’air sur le goulot d’une bouteille, vous ne produisez pas seulement une note surprenante : vous provoquez aussi un phénomène appelé «résonance de Helmholtz». Celui-ci se produit lorsque le flux d’air passant par une ouverture fait osciller d’avant en arrière l’air emprisonné à l’intérieur d’une cavité (comme une bouteille en verre). À certaines fréquences, ces oscillations s’amplifient considérablement, produisant ce bourdonnement familier. Une équipe du Laboratoire de systèmes MicroBioRobotic (MICROBS), de la Faculté des sciences et techniques de l’ingénieur de l’EPFL, a exploité les principes physiques sous-jacents à ce phénomène pour construire des structures creuses qui fonctionnent comme des machines miniatures propulsées par le son. Cette innovation a été publiée dans Science Advances . « Au lieu de déplacer des dispositifs à l’aide d’ondes sonores, nous avons créé des résonateurs acoustiques réglés pour exploiter le son à des fréquences spécifiques afin de générer une poussée directionnelle et un mouvement contrôlé, explique Selman Sakar, directeur du laboratoire. Nos travaux démontrent qu’il est possible de transformer une pièce mécanique simple, mais intelligemment conçue, en matière robotique. » Le bateau à propulsion acoustique du Laboratoire MICROBS. 2026 EPFL

MICROBS - CC-BY-SA 4.0 Bateaux miniatures et micro-aéronefs Alors que les tentatives précédentes utilisaient les ondes sonores pour faire léviter des objets passifs dans les airs, l’équipe de l’EPFL a conçu des dispositifs qui convertissent le son en une force de propulsion propre. Son innovation réside dans la fabrication de structures creuses rondes ou en forme de cloche, appelées cavités. Lorsque les ondes sonores font vibrer l’air à l’intérieur de ces cavités, l’air oscillant est expulsé sous forme de jet concentré, tandis que le flux d’air entrant est plus diffus. Ce déséquilibre génère une poussée capable de propulser de petits véhicules. Ces cavités à propulsion sonore peuvent être fabriquées à partir de divers matériaux, notamment des plastiques utilisés en impression 3D, des polymères de type caoutchouc et du verre. Le « micro-drone » du Laboratoire MICROBS. 2026 EPFL

MICROBS - CC-BY-SA 4.0 L’équipe a construit des bateaux miniatures, à l’échelle du centimètre, dotés de trois cavités au maximum, chacune réglée sur une fréquence audible différente et placée de manière à pousser le bateau dans une direction particulière. En modifiant la fréquence des ondes sonores émises par un haut-parleur, les chercheuses et chercheurs ont pu activer de manière sélective différentes cavités pour déplacer les bateaux, les faire contourner des obstacles et même les programmer pour une navigation autonome. Grâce à une technique de nano-impression 3D, l’équipe a construit des « micro-drones »: des véhicules volants ultralégers dotés de trois cavités microscopiques intégrées directement dans leurs structures polymères. Contrairement aux bateaux, les micro-drones étaient propulsés à des fréquences ultrasoniques inaudibles pour l’oreille humaine. Un modèle pesant à peine 150 microgrammes utilisait ses cavités pour générer une poussée directe vers le haut, à la manière d’une fusée. Un autre micro-drone combinait les cavités avec de minuscules pales, tournant à des vitesses pouvant atteindre 13 000 tours par minute, afin de générer une portance aérodynamique stable, similaire à celle d’un hélicoptère. Un « micro-drone » en vol. 2026 EPFL

MICROBS - CC-BY-SA 4.0 Vers une robotique sensible au son Comme ces dispositifs reposent sur des cavités creuses plutôt que sur des moteurs, des engrenages ou des composants magnétiques, ils peuvent devenir extrêmement petits et légers grâce à diverses méthodes d’impression 3D. « Notre concept est compatible avec une miniaturisation encore plus poussée, permettant des conceptions avancées qui repoussent les limites de la robotique et de l’aéronautique », explique Junsun Hwang, premier auteur et doctorant au MICROBS. Selman Sakar ajoute qu’à l’avenir, plusieurs structures sensibles au son pourraient être intégrées dans un seul dispositif flexible, chacune réagissant à une fréquence sonore différente. « Cela permettrait à des parties spécifiques du dispositif de bouger, de se courber ou de vibrer, ce qui pourrait déboucher sur des dispositifs robotiques aérodynamiques capables de changer de forme en réponse au son », précise-t-il.