Le Conseil d’Etat genevois appelle à rejeter l’initiative sur la neutralité à Genève; neutralité préservée et capacité d’action renforcée.
Communiqué hebdomadaire du Conseil d’Etat du 19 août 2026 | ge.ch
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Communiqué hebdomadaire du Conseil d’Etat du 19 août 2026
Votations du 27 septembre 2026: prises de position du Conseil d’Etat
Neutralité: le Conseil d’Etat appelle à rejeter l’initiative
Le Conseil d’Etat genevois recommande de rejeter l’initiative populaire sur la neutralité. La neutralité suisse est un principe fondamental, inscrit dans la Constitution depuis 1848. Elle a fait ses preuves comme instrument permettant à la Suisse de préserver sa sécurité, son indépendance et sa capacité d’action.
Pour Genève, cette capacité d’action est essentielle. La neutralité suisse a contribué à créer les conditions qui ont permis à notre canton de devenir un centre majeur du dialogue international, de la médiation et de la coopération multilatérale. Elle permet à la Suisse d’offrir un cadre stable, sûr et crédible pour accueillir le dialogue entre des Etats aux intérêts parfois profondément divergents.
Dans un contexte marqué par le retour des rapports de force, la multiplication des conflits et les incertitudes qui pèsent sur le multilatéralisme, la Suisse doit conserver la capacité de coopérer avec ses partenaires, notamment en matière de sécurité, et de prendre, lorsque cela se justifie, des mesures contre les violations du droit international. Une neutralité telle que souhaitée par l’initiative limiterait la possibilité de la Suisse d’agir dans son propre intérêt. Elle pourrait notamment permettre à certains Etats de contourner, via la Suisse, certaines sanctions internationales.
Le Conseil d’Etat genevois défend ainsi la neutralité de 1848, forte, crédible et durable, qui permet de préserver la capacité de la Suisse d’agir pour la paix, la sécurité et le dialogue.
Pour Genève, rejeter cette initiative, c’est préserver la capacité de notre canton de réunir, dialoguer et contribuer à la recherche de solutions dans un contexte où le dialogue international est plus nécessaire que jamais.
Contraception: le Conseil d’Etat appelle à rejeter l’initiative 198
Le Conseil d’Etat recommande de rejeter l’initiative 198 “Pour une contraception gratuite”. Il partage son objectif de garantir que le coût ne constitue pas un obstacle à la contraception, mais considère qu’une prise en charge universelle, sans distinction de revenu ni d’âge, ne constitue pas une réponse appropriée car elle bénéficierait aux personnes en mesure d’assumer cette dépense. Celle-ci pourrait coûter jusqu’à 20 millions de francs par an, auxquels s’ajouteraient les frais d’organisation et de suivi administratif. Cette appréciation tient également compte du fait que les interruptions de grossesse demeurent relativement peu fréquentes à Genève et stables depuis dix ans.
De plus, la gratuité ne suffit pas à elle seule à garantir un recours adéquat à la contraception: l’information, le conseil et l’accompagnement sont tout aussi déterminants. Le canton entend donc concentrer les moyens disponibles sur les personnes pour lesquelles le coût constitue effectivement un frein et s’appuyer sur les dispositifs existants: consultations des HUG, prestations associatives et communales à bas seuil d’accès ainsi que prévention en milieu scolaire et universitaire.
Santé sexuelle: le Conseil d’Etat présente des mesures pour lutter contre les infections sexuellement transmissibles
Parallèlement, face à la progression des infections sexuellement transmissibles (IST), le Conseil d’Etat répond à la motion du Grand Conseil, votée à l’unanimité en mai 2026, par un programme ciblé de prévention. Il prévoit la mise à disposition gratuite d’autotests VIH et de préservatifs dans les pharmacies, les centres d’accueil sociaux et de santé, dont les structures associatives et communales, ainsi que les lieux de dépistage dédiés. Il prévoit également un accès facilité au dépistage des IST et aux conseils spécialisés. Les modalités de distribution seront définies avec les partenaires.
Une campagne cantonale rendra également plus visible et plus lisible l’offre actuellement répartie entre les HUG, les associations et le milieu scolaire. Élaborée avec les partenaires institutionnels, les associations et les publics cibles, elle sera accessible, non stigmatisante et adaptée aux usages numériques. Une attention particulière sera portée aux jeunes et aux personnes rencontrant des obstacles dans l’accès à la prévention, au dépistage ou aux soins. A cette occasion, la collaboration avec le DIP sera renforcée en matière d’éducation à la santé sexuelle.
Prévue en 2027, la campagne s’inscrira dans la perspective de la 14e Conférence internationale sur la science du VIH (IAS) organisée à Genève en juillet 2027. Le dispositif fera l’objet d’un suivi portant notamment sur la portée de la campagne, le recours au dépistage, la distribution de moyens de protection et la fréquentation des ressources d’information et de conseil.
Infrastructures transfrontalières: le Conseil d’Etat appelle à soutenir un investissement stratégique pour diminuer le trafic routier à Genève
Le Conseil d’Etat invite les citoyennes et les citoyens genevois à voter oui à la Loi 13725 (crédit d’investissement de 39,5 millions de francs pour la réalisation de projets transfrontaliers). Ce crédit vise à participer au développement d’infrastructures de transport et aménagements situés immédiatement de l’autre côté de la frontière: parkings-relais, bus à haut niveau de service, plateformes de mobilité (vélos, piétons) et prolongement du tram Nations–Grand-Saconnex jusqu’à Ferney-Voltaire. Il comprend également cinq millions destinés à des projets d’environnement et de santé bénéficiant directement au canton, comme la prévention des crues de l’Arve. Il s’inscrit dans le cadre de l’accord sur le financement d’infrastructures de mobilité , signés le 27 novembre 2025 par neuf collectivités publiques suisses et françaises.
Les infrastructures cofinancées agissent contre la congestion routière en amont de la frontière, avant que ces véhicules n’entrent sur le territoire cantonal pour que les automobilistes stationnent en périphérie et poursuivent leur trajet en utilisant les transports publics, situés à côté.
La Loi 13725 permettra de mobiliser un programme d’investissements de près de 182 millions de francs, majoritairement financé par les partenaires français (98,5 millions de francs) et une participation de la Confédération (44,7 millions de francs). La contribution genevoise est plafonnée à 39,5 millions et est conditionnée. Elle ne dépassera en aucun cas 50% du coût par projet et est strictement encadrée en matière d’avancement des travaux sur la base de factures contrôlées. Selon les exigences de la Confédération, les infrastructures concernées devront être réalisables dans un délai de trois ans, afin d’apporter des améliorations concrètes dans les prochaines années.
Financement de la HES-SO Genève: le Conseil d’Etat appelle à accepter la loi 13579
La loi 13579 accorde un financement cantonal à la HES-SO Genève pour les années 2025 à 2028 ( 35'187'886 francs en 2025, 33'351'038 francs en 2026, 33'480'692 francs en 2027 et 33'555'020 francs en 2028 ) . Les montants octroyés, complémentaires aux contributions de la HES-SO ( 156’495'319 francs en 2025) et aux recettes propres de l’institution, garantissent le bon fonctionnement de la HES-SO Genève. Ils s’inscrivent dans la stratégie cantonale visant à développer l’innovation et à soutenir la formation, notamment en soins infirmiers, grâce à l’octroi de bourses spécifiques. Ils visent également à tenir compte des conditions locales particulières, comme les loyers ou charges salariales plus élevés à Genève.
Le Conseil d’Etat rappelle que le financement cantonal demeure subsidiaire aux autres ressources de la HES-SO Genève. Les montants alloués tiennent ainsi compte de la hausse des revenus de l’institution, estimée à trois millions de francs par an, consécutive à l’entrée en vigueur de nouvelles taxes d’études.
Au vu de cette augmentation et du contexte budgétaire, le Conseil d’Etat a ajusté à la baisse les montants prévus par le contrat de prestations (moins deux millions de francs dès 2026). L’institution disposera toutefois d’un revenu supplémentaire annuel d’un million de francs destiné à renforcer ses programmes de soutien aux étudiantes et étudiants. En complément des bourses déjà financées par le canton et d’autres dispositifs d’aide, les jeunes en difficulté pourront ainsi bénéficier de soutiens financiers supplémentaires de la part de la HES-SO Genève.
Avec la majorité du Grand Conseil , le Conseil d’Etat appelle à accepter la loi 13579 car elle assure un équilibre entre responsabilité budgétaire et engagement en faveur de la formation supérieure et de l’innovation.
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Pour toute information complémentaire aux médias:
concernant l’initiative sur la neutralité: Mme Nathalie Fontanet , conseillère d’Etat, en contactant Mme Tatiana Oddo Clerc , secrétaire générale adjointe chargée de la communication, DF, T. 076 527 73 17 .
concernant l’initiative sur la contraception: M. Pierre Maudet , conseiller d’Etat, en contactant Mme Catarina Habsburg , responsable de la communication à l’office cantonal de la santé, DSM, T. 022 327 96 27 .
concernant l’infrastructure transfrontalière: M. Pierre Maudet , conseiller d’Etat, en contactant M. Marc-André Siegrist , secrétaire général adjoint chargé de la communication, DSM, T. 079 623 38 18 ou M. Nicolas Walder , conseiller d’Etat, en contactant Mme Pauline de Salis , secrétaire générale adjointe chargée de la communication, DT, T. 076 304 20 66 .
concernant la HES-SO: Mme Anne Hiltpold , présidente du Conseil d’Etat, en contactant M. Julien Thorens , secrétaire général adjoint chargé de la communication, DIP, T. 0 79 227 03 08 .
Domaines de l’enseignement et de l’éducation spécialisés, de l’asile et de la lutte contre les violences domestiques: renouvellement des contrats de prestations
Le Conseil d’Etat a adopté à l’intention du Grand Conseil un projet de loi accordant des indemnités d’un montant annuel de 128,7 millions de francs en 2026, et de 127,5 millions de francs de 2027 à 2030, à des institutions actives dans les domaines de l’enseignement et de l’éducation spécialisés, de l’asile et de la lutte contre les violences domestiques, à savoir:
la Fondation officielle de la jeunesse (FOJ),
l’Association genevoise d’actions préventives et éducatives (AGAPE),
l’Ecole protestante d’altitude de Saint-Cergue (EPA),
Ce projet, qui ratifie les contrats de prestations conclus avec ces entités, prévoit également le financement de prestations et places supplémentaires d’éducation et d’enseignement spécialisés sur la période afin de répondre à l’évolution des besoins.
Par ces soutiens, le gouvernement continue d’assumer ses obligations dans les domaines concernés par délégation à des institutions dont la qualité des prestations est largement reconnue dans les domaines de l’éducation et de l’enseignement spécialisés.
Pour toute information complémentaire aux médias: M. Julien Thorens , secrétaire général adjoint chargé de la communication, DIP, T. 079 227 03 08 .
Centre genevois de consultation pour les victimes d’infractions: renouvellement du contrat de prestations
Le Conseil d’Etat a adopté à l’intention du Grand Conseil un projet de loi octroyant au Centre genevois de consultation pour les victimes d’infractions (centre LAVI) une indemnité annuelle de 3'859'656 francs pour les années 2027 et 2028. Celle-ci doit permettre au centre de poursuivre le déploiement de ses activités de soutien aux victimes d’infractions et à leurs proches, que ce soit au travers de l’aide immédiate ou à plus long terme (soutien psychologique, juridique, hébergement, etc.). Cette mesure fait écho au programme de législature du Conseil d’Etat (renforcement des personnes vu