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title: "Zone euro PIB +0,4% QoQ au T2 2026; meilleur que prévu"
sdDatePublished: "2026-08-25T14:01:00Z"
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Zone euro PIB +0,4% QoQ au T2 2026; meilleur que prévu

Conjoncture Flash Août 2026 : Malgré le contexte chahuté, l'activité résiste

Conjoncture Flash Août 2026
PUBLICATION MENSUELLE SUR L’ÉTAT DE LA CONJONCTURE LUXEMBOURGEOISE – AOÛT 2026
MALGRÉ LE CONTEXTE CHAHUTÉ, L’ACTIVITÉ RÉSISTE
Les turbulences liées au contexte international se sont nettement ressenties dans les enquêtes de conjoncture des
derniers mois, que ce soit en zone euro ou au Luxembourg. L’activité en zone euro a cependant bien résisté au 2e
trimestre et montre au fil des derniers trimestres une progression modérée mais régulière.
L’activité en zone euro a bien résisté au 2e trimestre 2026, avec une
progression du PIB de 0.4% sur un trimestre. Ce résultat est meilleur
qu’attendu (le consensus initial des analystes tablait sur une hausse
de 0.2%), considérant les signaux négatifs que représentaient le choc
d’inflation énergétique lié au conflit au Moyen-Orient et la
dégradation des enquêtes de conjoncture observée au cours du
printemps. L’activité est repartie à la hausse en France, avec +0.2%
(après -0.1% au T1), soutenue par un rebond des exportations
aéronautiques et des biens d’équipement. Une progression
identique a été enregistrée en Allemagne1, soutenue là aussi surtout
par les exportations et dans une moindre mesure par la
consommation des ménages, tandis que l’investissement s’est replié.
L’Espagne (+0.7%) a par ailleurs conservé un rythme d’expansion
similaire à celui observé en moyenne sur les quatre trimestres
précédents, demeurant un contributeur majeur à la progression
d’ensemble. L’Irlande, dont l’évolution du PIB est particulièrement
volatile, a largement influé sur les chiffres du PIB de la zone euro au
cours des derniers trimestres. Contrairement au 1er trimestre, où elle
avait lourdement pesé sur la croissance de la zone euro2, elle
apporte cette fois-ci une contribution positive. Sans l’Irlande, la
variation du PIB de la zone euro s’élève à 0.3% sur un trimestre, un
résultat identique à celui des trois précédents trimestres. Au-delà de
la volatilité liée aux résultats irlandais, la tendance de fond en zone
euro est donc celle d’une croissance certes modérée (avec des
différences notables selon les pays), mais relativement constante.
Cette image contraste avec les fluctuations importantes relevées
dans les enquêtes de conjoncture (tant du côté des entreprises que
des consommateurs) sur la même période. Les opinions des acteurs
économiques ont clairement reflété les soubresauts d’un contexte
international déstabilisé, marqué notamment sur les derniers mois
par les conséquences de la guerre en Iran (et en particulier le
renchérissement de l’énergie). Malgré une certaine accalmie en juin-
juillet à la suite de la signature d’un protocole d’accord entre États-
Unis et Iran, la situation s’est depuis nettement retendue entre les
deux protagonistes. Le nombre de navires transitant par le détroit
d’Ormuz, qui s’était temporairement redressé, est revenu à son plus
bas niveau et rien de concret n’indique pour le moment un
déblocage à venir.
━
Et au Luxembourg ?
Au Luxembourg, les indicateurs de confiance des entreprises3 et des
consommateurs, qui comme en zone euro s’étaient affaissées au
cours du printemps, se redressent un peu à l’entrée de l’été, mais il
serait risqué de parier sur un début de retournement.

1 Le résultat allemand du 1er trimestre 2026 a par ailleurs été nettement révisé à la hausse,
à +0.4% (contre seulement +0.1% dans l’estimation précédente).
2 L’Irlande avait alors vu son PIB diminuer de 7.0% sur un trimestre. Sans l’Irlande, la zone
euro aurait connu une hausse de 0.3% au 1er trimestre (au lieu d’une stagnation).
INDICATEURS DE CONFIANCE

Sources : S&P Global PMI, STATEC
Les chiffres du PIB luxembourgeois pour le 2e trimestre ne sont pas
encore connus, mais différents éléments se dégagent des
indicateurs de court terme disponibles. Des signaux plutôt positifs
sont à noter du côté de la consommation des ménages, avec un
chiffre d’affaires en volume du commerce de détail en progression
par rapport au 1er trimestre (hors débits de carburants et vente par
correspondance) et une nette remontée des immatriculations de
voitures neuves (après une quasi-stagnation au T1). Les émissions
nettes d’OPC sont restées relativement élevées, dans un contexte
boursier qui demeure dynamique (voir ci-après). La production
industrielle a progressé pour le 3e mois consécutif en mai et celle de
la construction continue à suivre sur le même mois la tendance
légèrement ascendante débutée à la fin de 2025. Du côté des
services non financiers, les résultats de production (chiffre d’affaires
en volume), disponibles pour avril et mai, sont mitigés : plutôt mieux
orientés qu’au 1er trimestre dans les branches des transports et
entreposage, de l’Horeca et des activités immobilières, mais en repli
du côté des services d’information et communication et des services
aux entreprises.
3 L’indicateur de confiance des entreprises regroupe les résultats de plusieurs questions
issues des enquêtes de conjoncture menées auprès d’entreprises des branches de
l’industrie, de la construction, du commerce de détail et des autres services non financiers.
Les acteurs du secteur financier ne font pas l’objet d’une enquête de conjoncture dédiée.
-1.5
-1.0
-0.5
0.0
0.5
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46
48
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52
54
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janv-22
janv-23
janv-24
janv-25
janv-26
En points
En points
Zone euro - Indice composite d'activité PMI (éch. gauche)
Luxembourg - Indicateur de confiance des entreprises (éch. droite)

Conjoncture Flash Août 2026
Environnement
PRÉCIPITATIONS AU LUXEMBOURG

Source : Agrarmeteorologie Luxemburg
Régime sec
Une grande partie de l’Europe a connu plusieurs épisodes de
canicules / vagues de chaleur de mai à août, un phénomène auquel
le Luxembourg n’a pas échappé. Les températures journalières
relevées à Luxembourg-ville ont été particulièrement élevées en juin
(20.1 °C, soit presque 3 degrés de plus que la température normale
pour ce mois – moyenne 1995-2025) et juillet (21.3 °C, soit 2.5 degrés
de plus que la normale de saison). Les températures élevées se sont
associées cette année à des précipitations particulièrement faibles :
sur les 7 premiers mois de l’année, elles marquent un déficit de plus
de 30% par rapport à une année normale (-60% d’avril à juillet).
Les conséquences de cette sécheresse sur l’activité économique sont
pour le moment difficiles à évaluer. Dans l’enquête de conjoncture
menée auprès des professionnels de la construction, celle de juillet
2026 (la dernière en date) montre que les entreprises sont un peu
plus nombreuses à évoquer les conditions climatiques comme
facteur limitant leur activité (environ 10% des entreprises, contre
seulement 5% en juillet 2025). Par ailleurs, le faible niveau des
fleuves et rivières est susceptible de venir perturber la chaîne
logistique de certaines industries, notamment pour les matériaux
acheminés ou expédiés via la Moselle. Enfin, la faiblesse annoncée
des rendements de certaines productions agricoles est susceptible
d’impacter à la hausse les prix de l’alimentation.
Inflation 1/2
INFLATION ALIMENTAIRE

Source : Eurostat
Inflation alimentaire : les risques de hausse s’intensifient
L’inflation
alimentaire
demeure
modérée
et
poursuit
son
ralentissement, tant au Luxembourg (1.3% en juillet après 2.8% en
janvier) que dans la zone euro (0.8% après 2.2%). Cette évolution
s’explique notamment par l’atténuation des pressions sur les prix de
la viande (+2.5% sur un an en juillet dans la zone euro, contre 5.3%
en janvier). Les hausses du prix de la viande étaient particulièrement
marquées entre 2021 et 2023 sous l’effet retardé de l’envolée des
coûts de production et de la réduction des cheptels. D’autres
produits qui avaient contribué à l’inflation alimentaire ces derniers
mois, comme le café et le chocolat, exercent également une pression
nettement moins importante qu’en début d’année.
Les risques à la hausse demeurent toutefois importants. Les
sécheresses et canicules de 2026 ont déjà affecté les récoltes en
Europe, tandis que les faibles niveaux d’eau du Rhin et du Danube
perturbent le transport de marchandises et renchérissent certains
coûts logistiques. À cela s’ajoute la hausse des prix des engrais
azotés, liée à la fermeture du détroit d’Ormuz. Enfin, les organismes
météorologiques anticipent un épisode El Niño de forte à très forte
intensité d’ici la fin de l’année, ce qui pourrait accentuer les tensions
sur les matières premières agricoles, en particulier les cultures
tropicales. Dans ce contexte, le STATEC prévoit une inflation
alimentaire de 2.1% en 2026, qui remonterait à 2.4% en 2027.
Inflation 2/2
RESTAURANTS, CAFÉS ET ÉTABLISSEMENTS SIMILAIRES*

Sources : Eurostat, STATEC (*hors cantines)
Un peu plus de tensions sur les prix des restaurants
Les prix des restaurants avaient fortement augmenté en 2022 et
2023, tant au Luxembourg que dans la zone euro. Depuis 2025, leur
progression s’établit autour de 4% dans la zone euro, un rythme
nettement supérieur à celui observé avant la pandémie (1.7% par an
entre 2010 et 2019). Au Luxembourg, la hausse était encore limitée
à 3% en 2025, mais elle a depuis rejoint celle de la zone euro,
atteignant 3.9% en juillet.
Malgré ce rapprochement, les restaurants contribuent davantage à
l’inflation dans la zone euro qu’au Luxembourg, notamment à
l’inflation des services. Cela s’explique par leur poids plus important
dans le panier de consommation des ménages (8.6% dans la zone
euro contre 7.2% dans l’IPCN luxembourgeois ; soit 18.3% des
services en zone euro contre 16% au Luxembourg). Les ménages de
la zone euro consacrent par ailleurs une part plus élevée de leur
budget alimentaire (produits alimentaires, restaurants, cantines et
cafés) aux repas pris hors domicile. Cette part atteint en moyenne
37%, contre 34% au Luxembourg. Depuis la crise sanitaire, les
résidents du Grand-Duché ont réduit cette proportion de 2 points de
% par rapport à 2019. À l’inverse, plusieurs pays de la zone euro ont
enregistré une hausse marquée des dépenses de restauration,
notamment l’Espagne et la France, où la part des repas hors domicile
dans le budget alimentaire a augmenté d’environ 8 points de %
depuis 2019.

0
10
20
30
40
50
60
70
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90
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Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
En mm
Précipitations 2026
Idem, moyenne 1995-2025
-2
0
2
4
6
8
10
12
14
16
18
20
janv-20
janv-21
janv-22
janv-23
janv-24
janv-25
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Variation annuelle en %
Luxembourg
Zone euro
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4
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janv-20 janv-21 janv-22 janv-23 janv-24 janv-25 janv-26
Variation annuelle en %
Contribution à l'inflation en points de %
Zone euro (éch.gauche)
Luxembourg (éch. gauche)
Zone euro (éch.droite)
Luxembourg (éch.droite)

Conjoncture Flash Août 2026
Marché du travail
HEURES PRESTÉES PAR LES INTÉRIMAIRES

Sources : IGSS, STATEC (données désaisonnalisées)
Redressement du travail intérimaire
Au Luxembourg, le volume d’heures prestées par les travailleurs
intérimaires a augmenté de 10% entre les 1iers trimestres 2025 et
2026, rompant avec la tendance baissière observée depuis le début
de 2022. La construction (presque 40% du total des heures prestées
par les intérimaires en 2025) est le principal moteur de ce
redressement, affichant une progression de près de 20% sur un an
au 1er trimestre 2026. Le caractère précurseur du travail intérimaire
– signal précoce d’une demande accrue de main-d’œuvre – laisse
présager une certaine reprise de l’emploi dans la construction (après
une stabilisation entre T1 et T2 2026, selon des données
préliminaires). La branche «transports et entreposage» contribue
aussi significativement à la hausse des heures intérimaires, avec une
progression de 40% par rapport au 1er trimestre 2025. L’industrie
(+5%) et les activités financières et d’assurance (+74%,