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title: "Un cheval premier cas du virus du Nil occidental Kaisten, Argovie, Suisse; Guéri sans symptômes actuels"
sdDatePublished: "2026-08-27T14:12:00Z"
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Un cheval premier cas du virus du Nil occidental Kaisten, Argovie, Suisse; Guéri sans symptômes actuels

Virus du Nil occidental : premier cas chez un cheval en Suisse

Informations Publié le 27 août 2026

Virus du Nil occidental : premier cas chez un cheval en Suisse

Le virus du Nil occidental a été mis en évidence pour la première fois chez un cheval en Suisse, dans le canton d’Argovie. Il se transmet des oiseaux infectés aux chevaux et aux êtres humains par des moustiques. Ni les chevaux ni les personnes ne deviennent des vecteurs du virus.

Le virus du Nil occidental (WNV) a été détecté chez un cheval dans une exploitation située dans la commune de Kaisten, dans le canton d’Argovie. Depuis, l’animal s’est remis de la maladie et ne présente plus aucun symptôme clinique. L’OSAV suit l’évolution générale de la situation épizootique et coordonne ses travaux avec les services concernés.

Transmis par les moustiques, le WNV circule principalement entre les populations d’oiseaux sauvages et les moustiques. Les moustiques infectés peuvent contaminer à leur tour des chevaux et des êtres humains, lesquels ne contribuent en revanche pas à la propagation du virus : en d’autres termes, un moustique qui piquerait un cheval infecté ne serait pas contaminé et ne pourrait donc transmettre le virus ni à un autre cheval ni à un être humain.

Environ 80 % des chevaux touchés ne présentent aucun symptôme reconnaissable de l’infection. Toutefois, jusqu’à 10 % des animaux infectés peuvent souffrir de symptômes neurologiques et développer une encéphalomyélite (inflammation du cerveau et de la moelle épinière). La maladie est alors susceptible de prendre une forme grave, avec une issue potentiellement fatale. Chez les oiseaux, l’infection peut être asymptomatique ou mortelle, selon l’espèce. Les corbeaux, les rapaces, les faucons et les hiboux y sont particulièrement réceptifs.

Chez l’être humain, l’infection passe le plus souvent inaperçue. Moins de 1 % des personnes touchées peuvent développer une encéphalite ou une méningite grave. De plus amples informations sur les risques sanitaires pour l’être humain sont disponibles auprès de l’Office fédéral de la santé publique.

La fièvre du Nil occidental est une épizootie à surveiller. À ce titre, elle est soumise à l’annonce obligatoire. En Suisse, le WNV a été détecté chez des moustiques indigènes pour la première fois en 2022, au Tessin. La première transmission locale du virus à l’être humain via des moustiques a été confirmée en 2025. Étant donné que l’on trouve en Suisse aussi bien des moustiques à même de jouer le rôle de vecteurs que des hôtes naturels tels que les oiseaux sauvages, de nouvelles contaminations sont possibles durant la saison d’activité des moustiques.

La détection du WNV chez un cheval n’entraîne aucune restriction du commerce avec l’UE. Ce virus circule depuis des années en Europe et s’est progressivement propagé vers le nord. Les quatre pays voisins de la Suisse – Italie, France, Allemagne et Autriche – ont déjà signalé des cas chez les chevaux.

Protéger les chevaux et détecter à temps les cas de suspicion

Un vaccin autorisé contre le WNV est disponible en Suisse pour les chevaux. Il permet en particulier de protéger les animaux contre les formes graves de la maladie. Tout signe de fièvre élevée ou de troubles neurologiques chez des chevaux doit être immédiatement signalé à un vétérinaire. Les cas suspects de maladie ou de mort chez les oiseaux sauvages devraient quant à eux être annoncés aux gardes-faune.

OSAV : Fièvre du Nil occidental (West Nile Fever, WNF)

Equinella : La fièvre du Nil occidental

OFSP : Fièvre du Nil occidental (VNO)