James Priestley et Florian Schueder obtiennent des ERC Starting Grants à l’EPFL, Lausanne; jusqu’à 1,5 M€ par projet sur 5 ans

Deux CER Starting Grants à la Faculté des sciences de la vie - EPFL

Deux CER Starting Grants à la Faculté des sciences de la vie

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James Priestley et Florian Schueder. Credit: Laurence Mauro ©2026 EPFL

Deux professeurs de la Faculté des sciences de la vie de l’EPFL, James Priestley et Florian Schueder, ont obtenu des Starting Grants du Conseil européen de la recherche (CER).

Les ERC Starting Grants constituent un programme de financement très prestigieux géré par le Conseil européen de la recherche (CER). Ils s’adressent aux chercheurs et chercheuses en début de carrière qui mènent une activité de recherche, présentent un parcours scientifique prometteur et souhaitent poursuivre en Europe des projets de recherche exploratoire à long terme, novateurs et à haut risque. Chaque subvention peut atteindre 1,5 million d’euros par projet pour une durée maximale de cinq ans, avec la possibilité d’obtenir entre 1 et 2 millions d’euros supplémentaires pour certains équipements de démarrage ou une relocalisation internationale. ERC Starting Grants

L’ERC a annoncé les lauréats et lauréates des Starting Grants de l’appel 2026. Quatre projets ont été récompensés à l’EPFL, dont deux portés par des chercheurs de la Faculté des sciences de la vie : James Priestley et Florian Schueder .

Comment une trace mnésique se forme-t-elle dans le cerveau ? L’apprentissage induit une plasticité rapide des circuits neuronaux, qui conduirait certains neurones à encoder des souvenirs particuliers. Ces ensembles de neurones sont appelés engrammes mnésiques. Ce processus est étudié indirectement à partir de profils d’expression de gènes dépendant de l’activité, tels que Fos. Le lien entre ces marqueurs génétiques et les modifications du code de l’activité neuronale qui sous-tend la formation des souvenirs reste toutefois largement inconnu.

DYNAGRAM vise à observer directement la dynamique neuronale et la plasticité des engrammes dans l’hippocampe, un circuit central de la mémoire autobiographique. Le projet combinera des enregistrements neuronaux à grande échelle in vivo, le marquage génétique et la perturbation des engrammes, ainsi que des systèmes de réalité virtuelle pour souris. L’objectif est d’étudier comment les représentations neuronales et la structure des circuits associés aux engrammes évoluent lors de la formation rapide et du rappel des souvenirs.

« Notre objectif est de relier la genèse des engrammes à des mécanismes concrets et rapides de plasticité cellulaire dans les circuits de l’hippocampe. Cette étape sera fondamentale pour délimiter le substrat neuronal de souvenirs spécifiques », explique Priestley. « En mettant au jour ces dynamiques, nous permettrons à de futurs travaux d’étudier le stockage à long terme et l’évolution des engrammes mnésiques, ainsi que la manière dont ces processus sont altérés au cours du vieillissement et des maladies neurodégénératives. »

L’une des prochaines frontières des sciences de la vie consiste à cartographier non seulement la composition, mais aussi l’organisation spatiale de transcriptomes, génomes et protéomes entiers à l’échelle moléculaire.

Dans ce contexte, le Molecular Atlas Project (MAP) vise à développer une nouvelle génération de technologies de microscopie capables de révéler avec un niveau de détail inédit la composition moléculaire et l’organisation d’échantillons biologiques. En combinant une microscopie de fluorescence avancée avec des sondes programmables à base d’ADN, MAP permettra de visualiser et d’identifier directement un grand nombre de molécules différentes dans les cellules et les tissus. À terme, MAP vise à produire des cartes de cellules et de tissus à l’échelle moléculaire, montrant quelles molécules sont présentes, où elles se trouvent et comment elles interagissent.

« MAP vise à offrir une vue sans précédent de l’organisation moléculaire du vivant in situ », explique Florian Schueder. « En cartographiant l’ARN et les protéines à l’échelle de la molécule unique, le projet révélera comment les molécules individuelles sont organisées dans l’espace et interagissent au sein des cellules et des tissus. Ces travaux pourraient faire progresser en profondeur notre compréhension de la complexité biologique, depuis les différences entre cellules individuelles jusqu’à l’organisation de tissus entiers. En étendant l’omique spatiale au-delà de cibles moléculaires prédéfinies, MAP pourrait aussi permettre d’identifier des espèces moléculaires, des variants et des états fonctionnels jusqu’ici inaccessibles, et de les relier directement à leur contexte spatial. »

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Les ERC Starting Grants constituent un programme de financement très prestigieux géré par le Conseil européen de la recherche (CER). Ils s’adressent aux chercheurs et chercheuses en début de carrière qui mènent une activité de recherche, présentent un parcours scientifique prometteur et souhaitent poursuivre en Europe des projets de recherche exploratoire à long terme, novateurs et à haut risque. Chaque subvention peut atteindre 1,5 million d’euros par projet pour une durée maximale de cinq ans, avec la possibilité d’obtenir entre 1 et 2 millions d’euros supplémentaires pour certains équipements de démarrage ou une relocalisation internationale. ERC Starting Grants L’ERC a annoncé les lauréats et lauréates des Starting Grants de l’appel 2026. Quatre projets ont été récompensés à l’EPFL, dont deux portés par des chercheurs de la Faculté des sciences de la vie : James Priestley et Florian Schueder . Communiqué du CER James Priestley Projet : DYNAGRAM Comment une trace mnésique se forme-t-elle dans le cerveau ? L’apprentissage induit une plasticité rapide des circuits neuronaux, qui conduirait certains neurones à encoder des souvenirs particuliers. Ces ensembles de neurones sont appelés engrammes mnésiques. Ce processus est étudié indirectement à partir de profils d’expression de gènes dépendant de l’activité, tels que Fos. Le lien entre ces marqueurs génétiques et les modifications du code de l’activité neuronale qui sous-tend la formation des souvenirs reste toutefois largement inconnu. DYNAGRAM vise à observer directement la dynamique neuronale et la plasticité des engrammes dans l’hippocampe, un circuit central de la mémoire autobiographique. Le projet combinera des enregistrements neuronaux à grande échelle in vivo, le marquage génétique et la perturbation des engrammes, ainsi que des systèmes de réalité virtuelle pour souris. L’objectif est d’étudier comment les représentations neuronales et la structure des circuits associés aux engrammes évoluent lors de la formation rapide et du rappel des souvenirs. « Notre objectif est de relier la genèse des engrammes à des mécanismes concrets et rapides de plasticité cellulaire dans les circuits de l’hippocampe. Cette étape sera fondamentale pour délimiter le substrat neuronal de souvenirs spécifiques », explique Priestley. « En mettant au jour ces dynamiques, nous permettrons à de futurs travaux d’étudier le stockage à long terme et l’évolution des engrammes mnésiques, ainsi que la manière dont ces processus sont altérés au cours du vieillissement et des maladies neurodégénératives. » Florian Schueder Projet : MAP L’une des prochaines frontières des sciences de la vie consiste à cartographier non seulement la composition, mais aussi l’organisation spatiale de transcriptomes, génomes et protéomes entiers à l’échelle moléculaire. Dans ce contexte, le Molecular Atlas Project (MAP) vise à développer une nouvelle génération de technologies de microscopie capables de révéler avec un niveau de détail inédit la composition moléculaire et l’organisation d’échantillons biologiques. En combinant une microscopie de fluorescence avancée avec des sondes programmables à base d’ADN, MAP permettra de visualiser et d’identifier directement un grand nombre de molécules différentes dans les cellules et les tissus. À terme, MAP vise à produire des cartes de cellules et de tissus à l’échelle moléculaire, montrant quelles molécules sont présentes, où elles se trouvent et comment elles interagissent. « MAP vise à offrir une vue sans précédent de l’organisation moléculaire du vivant in situ », explique Florian Schueder. « En cartographiant l’ARN et les protéines à l’échelle de la molécule unique, le projet révélera comment les molécules individuelles sont organisées dans l’espace et interagissent au sein des cellules et des tissus. Ces travaux pourraient faire progresser en profondeur notre compréhension de la complexité biologique, depuis les différences entre cellules individuelles jusqu’à l’organisation de tissus entiers. En étendant l’omique spatiale au-delà de cibles moléculaires prédéfinies, MAP pourrait aussi permettre d’identifier des espèces moléculaires, des variants et des états fonctionnels jusqu’ici inaccessibles, et de les relier directement à leur contexte spatial. »